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  Un retour à accompagner  

AgneauAfin d’accompagner les éleveurs et bergers suite au retour du loup, des mesures ont été mises en place pour réduire au maximum l’impact du prédateur sur le cheptel domestique ovin et caprin et permettre une certaine cohabitation avec le pastoralisme.

Après avoir été prises en charge par le Parc National du Mercantour, deux programmes européens "LIFE" consécutifs ont permis d’installer et d’expérimenter ces mesures, en co-financement par l’Union européenne et les Ministères chargés de l’environnement et de l’agriculture. Depuis 2004 c’est le Ministère de l’Agriculture qui a pris en charge le financement des mesures de protection, avec l’aide de l’Union européenne.

Ces mesures de protection sont issues de moyens qui étaient couramment utilisés en France et ailleurs avant la disparition des grands prédateurs, dans un contexte cependant différent d’aujourd’hui sur les plans technique, économique et social. Les avancées en termes de conditions de travail notamment nécessitent un important travail d’adaptation.

Les trois mesures principales sont le gardiennage, le regroupement nocturne du troupeau, si possible dans des parcs, et la présence de chiens de protection.

Efficaces contre la prédation, elles imposent toutefois un ensemble de contraintes Berger surveillant son troupeauqui rendent plus difficile la gestion pastorale, avec des conséquences certaines sur les trois piliers du système pastoral : bon état du troupeau, bon état de la montagne, conditions de travail du berger. Le retour à une gestion pastorale équilibrée passe alors par la restauration ou la création d’équipements pastoraux comme les cabanes de berger aptes à accueillir deux personnes, les pistes d’accès ou les impluviums. Ces équipements ont pour objectif de retrouver de bonnes conditions de travail pour les éleveurs et bergers.

La mise en œuvre, sur un plan technique, des mesures de protection est en constante évolution. Des réflexions sont menées pour optimiser leur application dans les zones d’estive pour lesquelles elles ont été conçues, mais aussi pour les adapter à d’autres systèmes d’élevage, notamment en moyenne montagne voire en plaine.

Dans certains cas, la mise en œuvre des moyens de protection n’est pas possible, ou ne permet pas de réduire de façon suffisante les attaques de loups. Le régime dérogatoire prévu par les engagements internationaux et européens de la France peut alors être utilisé pour permettre le tir d’un loup.

- Rapport CERPAM : le loup et la prédation (1997) : Rapport sur le loup, la prédation sur les troupeaux et les mesures de protection. La présence du loup pose un vrai problème à l’élevage extensif ovin et les mesures de protections actuelles ne sont pas optimisées